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Ai, robot, technologie: doit-on en avoir peur dans le monde du travail de demain? - Vincent Mazrou
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Travail

Ai, robot, technologie: doit-on en avoir peur dans le monde du travail de demain?

La semaine dernière, Alexandre Pachulski, auteur et co-fondateur de Talentsoft animait la pleinière d’ouverture du premier HRTech Montréal (pour lire mon article sur HRTech Montréal, c’est ici). Sous le thème de la singularité technologique, voici ce que je retiens et que je tiens à vous partager.

HRTech

Alexandre et moi

Tout d’abord, clarifions ce qu’est la singularité technologique.

 

Réponse: simplement, elle apparaît quand, nous, êtres humains, n’arrivons pas à faire la différence entre une machine et un individu. Dès que nous sommes plus en mesure de distinguer l’action humaine de l’action de la machine, nous parlons donc de singularité technologique.

Loin d’être la norme, rassurez-vous, il y a cependant certains exemples très concluants. En voici un bref aperçu:

  • Google DeepMind: la machine a été en mesure de jouer à 4,9 millions de partie du jeu AlphaGo. Elle a gagné…dans 100% des cas. Le lien vers le documentaire
  • Liberatus: ce robot sait jouer au poker et il est donc en mesure de gérer l’inconnu…
  • Émilie Howell: un robot qui joue du Vivaldi. Et oui! Elle a appris la musique classique et elle sait jouer du Vivaldi. Pour l’entendre, c’est ici
  • Erica: elle est présentatrice d’un téléjournal au Japon
  • 70% des transactions boursières sont effectuées par des robots

Travail
 
La question qu’on se pose est donc: doit-on en avoir peur? Surtout lorsqu’on dit que d’ici 2025, 40% des emplois actuels pourraient avoir disparu aux mains des robots.
 
Selon l’auteur, oui, il faut faire face à ces nouveaux paradigmes mais, non, il ne faut pas en avoir peur.
 
Dans le monde du travail, cette nouvelle promesse de singularité nous force à passer du mode ressources humaines à relations humaines.
 
Et oui, car malgré les exploits de ces machines, c’est lorsque elles ne collaborent pas qu’elles sont vouées à l’échec. Des tests ont d’ailleurs été faits en ce sens. Il est prouvé que dans 100% des cas, lorsqu’il y a absence de collaboration, les machines ont perdu aux échecs.

 

Qu’est-ce que cela veut dire pour l’humain? Et dans son contexte de travail?

L’Ai permet de prendre conscience de soi. Promettant de grandes choses, les machines nous amènent à nous dire qu’il faut se redéfinir comme être humain.
 
Nous sommes imparfaits certes, mais, professionnellement, sommes-nous sur notre X? Faisons-nous ce que nous voulons réellement accomplir dans notre vie?
 
Sachant que nos compétences seront obsolètes après 2 ans, quelle est la solution? Une partie de la réponse passe clairement par le développement des talents (voir la méthode Ikigai).
 
Si l’on entend de plus en plus parler des profils atypiques, ce n’est pas pour rien. Les gens conjuguant différents parcours sont plus à même de faire preuve d’agilité mais surtout, ils réussiront mieux à s’adapter et donc à faire face aux changements inévitables que le monde demain nous imposera.
 
La richesse de la différence est ce qui nous permettra de mieux aborder les problèmes et donc de les surmonter.
 
Découvrir son talent, c’est être en mesure de voir comment nous pourrons contribuer au bien commun.
 
Bref, la plénière termine avec les questions suivantes:

  • Ne devrions-nous pas redéfinir le concept de succès? Est-ce que le succès est de faire de l’argent ou plutôt de faire ce qui nous fait du bien, ce qui nous passionne?
  • Dans quel monde aimerions-nous vivre? De quel type de collaboration parle-t-on?
  • Voulons-nous réellement donner nos données aux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon)? Car on le sait, elles sont vendue dans le but de faire du marketing
  • Pour qui? À quoi? Toutes ces technologies, qui servent-elles? À quoi servent-elles? Comment vont-elles contribuer au monde de demain?

La clé du monde de demain nous appartient. Il s’agit maintenant de savoir celle qu’on décidera d’ouvrir.
 

Travail

La collaboration entre les humains et les robots


 
Pour suivre le travail d’Alexandre Pachulski, suivez son blogue: LesTalentsd’Alex.com . Ayant récemment lancé un livre, Unique(s), il parle d’unicité et il affirme que la clé de demain, c’est nous!

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