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Vulnérabilité : pourquoi la révéler au travail ? - Vincent Mazrou
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Vulnérabilité : pourquoi la révéler au travail ?

Oui mais pourquoi parler de vulnérabilité? S’il y a bien un endroit dans la vie où nous sommes censés être forts et surtout pas vulnérables, c’est bien au travail, non?! On s’est probablement déjà tous dit qu’on préférait garder ses émotions pour soi et que de toute manière, elles n’ont pas leur place au bureau. Et si on avait tort?!

 

À l’heure où l’on parle d’un monde du travail plus humain, comment se fait-il que nous aillons autant de difficulté à être vrais et entiers au boulot comme dans notre vie personnelle d’ailleurs?

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Quelques constats d’abord:

 

1.Nous anesthésions notre vulnérabilité

Dans l’Histoire de l’Humanité, nous vivons à l’époque où nous sommes les + endettés, les + obèses et les + accros aux drogues et médicaments. Au lieu de travailler sur nous, on opte pour un quick fix. Celui qui est extérieur à nous, celui qui nous donne un petit rush d’adrénaline et qui, le temps d’un instant, nous fait nous sentir mieux.

 

Premièrement, il est fondamental de comprendre la chose suivante: comme être humain, nous ne pouvons pas anesthésier nos émotions de façon sélective. Manger un muffin ou prendre une bière pour diminuer la sensation d’inconfort ne règlera rien.

 

Quand on les compartimente, histoire d’éviter la peine, la honte ou encore la déception, on se coupe d’une partie de nos émotions. Bien qu’on pense arriver à se couper de ce qui nous fait mal, en compartimentant, on se coupe aussi des émotions positives telles que la joie, la gratitude ou le bonheur.

 

2.On tente de tout contrôler

Dans un monde où le temps est devenu la valeur la plus précieuse, on tente de tout contrôler en se disant que c’est ainsi qu’on le rentabilisera au mieux. Pourtant, les humains sont imparfaits, on se fait rejeter et la vie apporte son lot quotidien d’imprévus. Pourquoi tenter de tout contrôler alors?

 

3.Il n’y a plus de discours politique

Il n’y a que des blâmes, il n’y a plus de conversation, plus d’échange. Cette façon d’attaquer l’autre plutôt que de se regarder dans le miroir, c’est une façon de se décharger de la douleur et de l’inconfort. En pointant l’autre du doigt, je n’ai plus à me remettre en cause. C’est tellement plus simple.

 

4.Mes actions ont-elles réellement des conséquences sur les autres?

On aime croire que nos actions n’ont pas de conséquences sur les autres, on entretient des relations et des comportements qui font à l’encontre de la collaboration et de l’entraide.

 

Pourquoi, alors, est-il essentiel de cultiver sa vulnérabilité?

Plus on tente d’éviter de parler de la honte, de la peur ou du manque d’estime de soi qu’on ressent parfois, plus on le ressentira. L’entretenir ainsi c’est donc se déconnecter de soi et par ricochet, des autres. Quand ça arrive, on se dit qu’on ne mérite pas les relations avec les gens autour de nous. Se dire qu’on ne mérite pas la relation revient à dire que nous ne sommes pas capable de demander de l’aide aux autres, que nous ne sommes pas capable de prendre de l’initiative.

 

Vous voyez que cela peut créer comme climat de travail?

 

Si les gens n’arrivent pas à se montrer tels qu’ils sont, comment réussiront-ils à bien travailler en équipe? Comment réussiront-ils à se faire confiance s’ils ne savent pas avec qui ils collaborent? Comment donc, s’ils ne sentent pas bien, réussiront-ils à travailler en mode agile ou encore à innover?

 

Quoi faire, alors?

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  1. Être vulnérable, c’est accepter de se montrer, de se montrer vraiment, de se montrer vulnérable, d’aimer avec tout notre coeur, même quand il n’y pas de certitude. Et ça c’est vraiment dur
  2. S’exercer à la gratitude et à la joie dans ces moments de terreur où nous nous demandons: suis-je capable de croire en cela avec autant de passion? Suis-je capable d’être aussi fervent?
  3. Exprimer simplement le fait d’être reconnaissant, parce que je me sens vulnérable, signifie être vivant
  4. Croire que nous sommes bien comme nous sommes et écouter cette petit voix qui nous le rappelle. Si l’on fait ça, on arrête de hurler et nous commençons à écouter, nous devenons + gentils et + doux avec notre entourage
  5. Dans un monde où la seule chose qui est certaine, c’est le changement et l’incertitude, il faut apprendre à lâcher prise
  6. Embrasser sa vulnérabilité, c’est avoir la volonté de fair le premier pas vers l’autre

 

Être vulnérable ce n’est pas être confortable et ce n’est pas non-plus atroce. Par contre c’est nécessaire!

 

Ce texte est un court résumé de TedTalk présenté par Brenée Brown s’intitulant: The power of vulnerability

 

 

 

 

 

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